AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion
 

Voyage sur les techniques du tattoo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
lolatattooed
Modérateur Tatoueur(euse)


Sexe:FémininBélierCoq
Age : 39
Inscrit le : 16 Déc 2007
Messages : 108
Localisation : belgium
Emploi/loisirs : manager tattoo shop
Humeur : hot

MessageSujet: Voyage sur les techniques du tattoo   Mer 9 Jan - 3:29

En tant qu'expression artistique, le tattoo est aussi éphémère que la vie humaine. Il disparait avec celui qui le porte...

Les peintures rupestres, sculptures et monuments sont plus durables et témoignent de la culture des civilisations disparues.

Pourtant les tattoos sont des récits s'inscrivant eux aussi dans l'histoire de l'art..Ils sont mal acceptés ou mal perçus.
Le tattoo provoque des réactions les plus diverses: intérêts, étonnement, admiration, respect, gêne, répulsion...
Le tatoué suscite un élan de sympathie chez les uns, des froncements de sourcils chez les autres..on l'envie ou on a peur de lui...
Que l'on soit ignorant ou cultivé, large ou étroit d'esprit, que l'on aime ou non ce marquage du corps, le tatouage laisse toujours perplexe....
Et l'on s'interroge moins sur ces aspects techniques que sur son sens et sa finalité.

* Certaines population "primitives" ont mis au point des techniques étonnantes pour tatouer les joues ou l'abdomen.
C'est le cas des Inuits qui passent sous la peau, à l'aide d'une aiguille, un fil enduit de noir de fumée, brodant pour ainsi dire leurs tattoos au point par point. Cependant ils ne cherchent pas à reproduire des modèles figuratifs, mais composent de motifs abstraits à partir de traits, pontillés, croix et lignes.
Des surfaces importantes comme le bras, cuisse, du genou à l'aine, ou encore le visage, peuvent être ainsi ornées de motifs géométriques.

* On peut aussi inciser la peau de façon à délimiter des surfaces précises, chaque compartiment est ensuite rempli de motifs.

* Certains peuples, comme les Thaïs, Cambodgiens et Birmans, grattent la peau avec un instrument muni d'une ou deux pointes effilées. Cette technique permet de réaliser des tattoos complexes formés de nombreux points, spirales et autres figures. Cette dernière était déjà connue en Europe pendant la préhistoire et est toujours pratiquée par les Amerindiens. Si elle ne se prête pas à la pigmentation intégrale de grandes surfaces, elle convient aux inscriptions calligraphiées.

* En Extrême-Orient, on se sert aussi d'une sorte de peigne formé d'un manche hérissé d'aiguilles ou de pointes d'os ou d'ivoire.
Le tatoueur tient cet instrument d'une main et le frappe vivement avec un maillet qu'il tient dans l'autre main. Les pointes pénètrent dans la peau, que des assistants maintiennent tendue.
On obtient ainsi de larges surfaces pigmentées et de grandes lignes continues. Les instruments utilisés mesurent jusqu'à 5 ou 6 cms de large.

* A Samoa, les tatoueurs réussissent à dessiner des surfaces et des lignes pigmentées particulièrement régulières. Les instruments plus petits et très effilés permettent de graver des motifs simples formés de lignes très fines, reproduits à quelques mm d'intervalle, et qui rappellent le tattoo facial moko des Maoris de Nouvelle-Zélande.

*Une autre technique manuelle très répandue est celle qu'utilisent les Japonais, le tatoueur se sert d'une série de baguettes à aiguilles réunies pour former un motif. Si les motifs simples n'exigent que 3 aiguilles, il en faut plus pour tracer des lignes, et encore plus pour obtenir des surfaces noircies ou colorées.
Dans l'art du bokashi, il faut 27 aiguilles pour obtenir les plus beaux dégradés du monde,allant du noir profond au gris le plus clair.
Revenir en haut Aller en bas

Voyage sur les techniques du tattoo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Adepte De Piercing & Tattoo :: Section Tatouage :: L'histoire-